Nord de la Thaïlande

Retour du Myanmar, 10 jours pour faire beaucoup de choses.

10 jours pour :

  • Faire mon visa Chinois à Bangkok
  • Visiter Chiang Mai
  • Visiter Pai
  • Faire un trek et camper pour au moins une nuit
  • Revenir à Bangkok pour attraper mon avion

J’ai réussi à tout faire dans les temps, et croyez-moi que ça tient du miracle (mon corps n’a pas suivi le rythme).

Retour sur ces 10 jours.

Visa chinois à Bangkok en 2016

D’abord, rapidement, pour passer les choses ennuyantes, à l’attention des voyageurs de 2016 et plus tard qui passent par ici, en ce qui concerne le visa chinois à Bangkok, c’est devenu nettement plus simple de l’obtenir que les années précédentes. La paperasse est toujours la même (relevé de compte bancaire avec 3000 euros ou plus, attestation d’employeur, itinéraire en chine, première réservation dans la ville d’arrivée, le formulaire, une photo d’identité, billets d’avion d’entrée et sortie du territoire), en revanche pas besoin de se présenter à 4h du matin à l’ambassade pour espérer obtenir le fameux papier jaune. Se pointer à 9h30 fait l’affaire, j’étais seul, les locaux sont spacieux, bien organisés, j’ai attendu 5 minutes, 5 minutes de vérification du dossier et j’étais sorti. Ils m’ont même demandé si je le voulais en express, avec simple ou multiple entrées.

4 jours plus tard, je suis revenu, 9h30 du matin, payé, attendu 5 minutes, récupéré mon passeport et visa, all done.

Très simple, rapide, efficace.

Chiang Mai

Le soir même, mon visa en poche, direction Chiang Mai, au nord de la Thaïlande. Je n’y suis pas resté longtemps, à peine deux jours. J’ai retrouvé des amis québécois sur place avec qui j’ai passé le reste de mon temps en Thaïlande, et nous avons loué des scooters pour partir aux alentours de la ville. Nous avons pu alors découvrir des paysages sauvages assez impressionnants au beau milieu de la jungle.

Kind of a cave

Kind of a cave

Jungle

Jungle

Puis nous sommes montés en haut d’une montagne pour atteindre cette petite cahute qui nous a servi de salle à manger pour le déjeuner. Car oui, nous avions fait notre petit marché avant de partir. Au menu, bananes, concombres, tomates. Quel bonheur de manger ces fruits frais après les tonnes et tonnes de riz et pates qu’on mange à longueur de journée.

Fruits + Chang Beer

Fruits + Chang Beer

Ce petit abris offrait une jolie vue sur un village perdu dans un champs de collines.

View

View

My batmobile

My batmobile

Pai

Ensuite ce fut direction Pai. Une ville idéale pour se reposer, et passer du temps. Quel dommage que mes jours soient comptés ici, j’y serais bien resté une bonne semaine. Mais j’ai un avion à prendre pour la Chine, non négociable (Non, je n’y arrive pas à pied, pour les fins connaisseurs).

Bref, le coeur de Pai n’est pas grand, mais c’est presque tout piéton. Des scooters passent çà et là à vitesse réduite, et les piétons font la loi. C’est paisible, je m’y sens bien.

Notre auberge est située à 30 minutes à pied du centre, excentrée. C’est un petit havre de paix, avec ses bungalows, la piscine qui donne sur une vue imprenable sur les montagnes. J’ai oublié de prendre une photo, zut de zut.

Par ailleurs, les alentours de cette petite ville regorgent de magnifiques surprises.

On commence par le fameux canyon. Ça alternait entre grimpe, marche, descentes, équilibre sur des corniches larges de 20 cm mais hautes de plusieurs dizaines de mètres de chaque côté. Ces photos vous permettront de vous faire une idée.

 

Canyon

Canyon

It WAS high.

It WAS high.

Freedom

Freedom

Faut pas tomber

Faut pas tomber

Ensuite, en discutant avec les locaux, nous avons appris qu’il y avait deux sources d’eau chaude. La première, dont nous avions entendu parler par les autres voyageurs, proche du canyon, artificielle et qui coutait la peau de Luc. La deuxième, à l’opposé de la ville, mais naturelle et à prix dérisoire, celle pour laquelle nous avons évidemment opté. Alors après une longue route sinueuse à dos de mon magnifique bolide, nous y sommes arrivés.

Nice curves

Nice curves

Freedom

Freedom

Ce n’était pas de l’eau, c’était un bain (mais un bain c’est de l’eauuuuu gros bêta !). Quel bonheur, et nous n’avons évidemment pas échappé au masque de boue (mais comme on était dans le bain – oui dans l’eau – nous n’avons pas de photo, déso!).

 

Hot spring

Hot spring

Hot spring

Hot spring

Mae Yen Waterfalls trekking

Et enfin, le clou du spectacle, les deux jours de trekking dans la jungle. Direction les chutes d’eau de Mae Yen. 7km dans la jungle, il fallait traverser un ruisseau une cinquantaine de fois, sans exagération. Donc les pieds mouillés, parce que le ruisseau c’est pas celui de 20cm de large au fond du jardin, c’est celui qui impose de sauter de pierre en pierre sans glisser en priant pour que la pierre soit stable pour atteindre l’autre bord. Parfois ça passe, parfois non. Après 3h de marche, nous arrivons au saint Graal.

Jungle

Jungle

Un arbre qui a grandit bourré

Un arbre qui a grandit bourré

Little stream

Little stream

Finally!

Finally!

Et là, on se transforme en MacGyver. D’abord, on comprend que faire un feu, c’est pas si simple, même avec un briquet. Mais à force de subterfuges et de matière grise, mais surtout de matière boisée, on parvient à faire jaillir cette première petite mais ô combien chaleureuse flammèche.

Petite flammèche

Petite flammèche

Puis de flammèche en aiguille, ça devient un vrai feu de camp. Pendant ce temps là, j’ai mis en place les hammacs.

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Quand petite flamme devient grande

Hammock time!

Hammock time!

Et c’était ensuite l’heure du manger (mais ça se dit pas voyons!). Alors avec des maniques MacGyverienne, nous sommes parvenus à faire chauffer de l’eau et faire cuire nos pates. Royal.

Dinner time!

Dinner time!

La suite, il faisait noir donc pas de photo, mais ça s’est un peu compliqué. Une fois rassasiés, nous sommes allés au “lit”. Alors moi, ça allait, j’étais équipé avec des vêtements techniques, un bon et large hamac et un sac de couchage 0°C en température de confort.

Mais les deux autres zigotos c’était pas la même chose. L’un avait un bon et large hamac mais seulement un sac à viande, quant au deuxième, il avait un hamac en filet, étroit, et pas de sac du tout. Il n’est pas passé loin d’une hypothermie pendant la nuit. Les deux se sont levés vers 1h ou 2h du matin pour refaire un feu de camp. J’imagine pas la galère avec l’humidité de la nuit. Je crois que 45 minutes ont été nécessaires pour le faire démarrer. Puis, out of nowhere, j’ai commencé à avoir de la fièvre. Donc même si j’étais super au chaud 30 minutes avant, j’ai commencé à claquer des dents et trembler de tout mon corps. Mais je suis resté coûte que coûte blotti dans mon sac de couchage, je savais que si je sortais, je ne me réchaufferai jamais.

Ce n’est que 3h ou 4h plus tard que cette vague de fièvre est partie, et que je me suis senti à nouveau très confort. En revanche, celui au hamac pourri a dormi par terre près du feu de camp (qui s’est évidemment éteint après quelques minutes) et s’est réveillé à 6h avec un début de pneumonie.

Bref, 7h, on repart, ma fièvre est partie mais je me sens patrac, mal de tête sûrement à cause d’une déshydratation et d’un manque de sucre, mais j’ai absolument pas faim, l’estomac noué, et cet état va me poursuivre pendant 5 jours.

Un peu moins de 3h de marche plus tard, nous revoilà à l’auberge. Nous sommes épuisés. Mon bus pour Chiang Mai part dans 1h, mon sac pue, mes affaires sont humides, hell of an experience.

C’est parti pour un bus de Pai vers Chiang Mai, je dors tant bien que mal tout le long. J’arrive à 15h.

16h15, c’est parti pour un bus vers Bangkok, je dors tant bien que mal tout le long. J’arrive à 4h du matin.

Je dors tant bien que mal toute la journée dans une auberge, et toute la nuit.

5h du matin, c’est parti pour un taxi vers l’aéroport.

9h du matin, c’est parti pour un avion vers Kuala Lumpur, je dors tant bien que mal tout le long. J’arrive à 11h du matin.

Je visite un peu, mais mon ventre et ma tête me font comprendre qu’ils ne sont pas de cet avis. Direction aéroport, je dors tant bien que mal jusqu’à 6h du matin, le jour suivant.

9h du matin, c’est parti pour un vol vers Shanghai, je dors tant bien que mal tout le long. J’arrive à 17h.

Ça fait deux jours que je suis dans mon auberge à Shanghai, j’ai pas bougé, je me repose. Après un régime Coca, fruits frais, bacon et oeufs, ça va beaucoup mieux. Aujourd’hui, c’est reparti.

J’attendais le moment où j’allais être malade, ben je pense que c’était à la fois le pire et le meilleur moment pour l’être. Le pire parce qu’enchainer des transports et des fausses nuits quand on est malade, c’est juste insupportable. Le meilleur parce que ça m’a gâché des transports, pas des journées de visite. Du moins sur 6 jours de merde, ya 4 jours de transport.

Allez, c’est derrière.

On the road again.

(Et bonne Saint Valentin)

  1. Ça fait rêver ou presque … parce que ça doit pas être facile tous les jours.
    Mais que tu regardes le parcours, les décors que tu as en souvenir, j’imagine la sérénité, le bonheur et cette sensation de bien être et de liberté que ça doit procurer.

  2. Tu es avec Marouss là? Fais toi dorloter… et
    complètement requinquer pour la suite des aventures. Gros bisous

    • Romain

      16 February 2016 at 12 h 59 min

      Yes je suis avec elle ! Mais la pauvre, je suis en voyage alors qu’elle travaille, c’est plutôt moi qui dois la dorloter 🙂

  3. Bon enfin la vraie vie …ça devenait insupportable tant de bonheur et de liberté pour tes pauvres lecteurs parisiens 😉 Portes toi bien et en route pour de nouvelles aventures . Bises

    • Romain

      20 February 2016 at 15 h 29 min

      Il fait gris à Shanghai aujourd’hui, quelle chance vous avez d’être à Paris …
      Merci en tout cas, ça va mieux maintenant, un bon repos chez Maroussia, ma cousine à Shanghai. Ça fait du bien d’être dans un appartement, avec quelqu’un que je connais ! Demain, c’est reparti pour la vie de backpacking en auberge, direction Guilin (qui, parait-il, est magnifique)
      Bécots !

1 Pingback

  1. Shanghai |

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