Tongariro Alpine Crossing

Au centre de l’île du nord de la Nouvelle Zélande se trouve le Tongariro National Park. C’est une sorte de petit massif montagneux/volcanique avec des paysages de toutes les couleurs. On en a eu plein les yeux, et un peu plein les jambes, aussi.

Le programme officiel annonce un trek de 8h30 à travers les montagnes sur 19 kilomètres avec en plus la possibilité de faire l’ascension du mont Ngauruhoe, ou plus communément appelé « Mount Doom » ou encore en français « Montagne du Destin ». (Mais si, vous savez, dans le Seigneur des Anneaux, c’est le gros volcan dans lequel à été forgé l’anneau, c’est l’endroit qu’essaient d’atteindre Sam et Fredon pour détruire l’anneau, mais qui est malheureusement bien gardé par Sauron et ses troupes). Monter en haut du volcan prend théoriquement 3h aller-retour. Enfin il y avait la possibilité de grimper en haut du mont Tongariro en 1h25 aller-retour, encore une fois according to the documentation.

Bref, un beau programme en perspective. On sait que les horaires indiqués sont pour tout le monde, et que nous, on est beaux et forts, et qu’on devrait aller un peu plus vite que prévu. On prévoit donc de partir assez tôt pour avoir le temps de faire le trek classique ainsi que l’ascension du mont Ngauruhoe.

Il est 6h30, nous nous réveillons, petit-déjeuner de champion à base de barre de céréale, banane et café (avec un épisode de Pokémon, comme chaque matin), puis 45min de route pour atteindre le point de départ du trek. On s’habille, on est un peu déçu par le temps très nuageux, mais on ne se mine pas, et c’est parti, il est 8h20.

Départ dans le brouillard

Départ dans le brouillard

Après quelques minutes de marche, on se rend compte que les nuages sont extrêmement bas, et que nous passons au dessus très rapidement. Quel soulagement, on va pouvoir admirer les paysages tout le long de la marche.

Au dessus des nuages

Au dessus des nuages

Les montagnes se dévoilent doucement tout au long de la marche, quand soudain apparait l’immense, l’imposant Mount Doom. C’est un volcan comme je n’en avais jamais vu. Il a tout, les couleurs, la taille, la forme, c’est superbe. Et dire qu’on est censé monter en haut, on n’aperçoit pas de chemin qui permette de grimper facilement.

Mount Doom

Mount Doom

Après 1h20 de marche, nous arrivons au pied de ce volcan massif. Sans hésitation, nous biffurquons à droite en direction du sommet. Le début est assez pentu mais bien balisé, c’est donc sans trop de mal que nous faisons le premier dixième. Mais ensuite, plus de balisage. « Attention, chutes de rochers », c’est tout ce qu’on a comme indication. Et c’est vrai que c’est assez dangereux. Ça devient presque de l’escalade, on est souvent sur les mains et sur les pieds pour éviter de se faire emporter par les pierres qui se dérobent sous nos pas. On entend régulièrement des « Watch out! ». C’est donc avec difficulté que nous grimpons doucement.

Une fois presque arrivé, Fredon n’en peut plus, et Sam tente de l’aider.

I cannot carry it for you, but I can carry you!

I cannot carry it for you, but I can carry you!

Et nous arrivons enfin au sommet, 1km de dénivelé plus haut, après 1h20 (ouais, on est réguliers). Et la, quelle vue magnifique sur le cratère. Il était trop imposant et large pour que je puisse le prendre en panorama. On se retourne, et vue imprenable sur les montagnes, d’autres cratères ou encore un lac émeraude.

Top of mount doom

Top of mount doom

C’est magnifique, on s’accorde une pause de 20 minutes pour prendre un sandwich, boire quelques gorgées d’eau avant de descendre. Je pense que c’est l’un des plus beaux spots depuis le début de mon voyage.

Il est temps de repartir, mais le début de la descente est assez périlleuse. Grimper sur des rochers qui se détachent facilement, c’est pas facile, mais descendre dessus, c’est encore pire. Cependant, à un moment, je tourne la tête à droite, et je vois Axel faire du ski-volcanique. Il dévale la pente en pseudo-marchant-glissant sur une pente de poussière à une vitesse fulgurante. On est plusieurs à le voir, tout le monde prend exemple et bifurque vers cette pente. C’était une sensation extra que de descendre en glissant, les pieds s’enfonçant dans une sorte de mélange de poussière, de petits cailloux et de cendre. Axel m’a filmé pendant un petit passage, voilà ce que ça donne.

Nous arrivons finalement en bas. L’aller-retour nous a pris 2h au lieu des 3 indiquées. Très bien, on continue avec notre avance. Nous dépassons la plaine qui je crois a été utilisée dans le film comme camp de base pour les orcs dans le Seigneur des Anneaux et nous grimpons encore pour arriver à une nouvelle intersection. Soit nous continuons sur le chemin normal, soit nous allons en haut du mont Tongariro. Nous avons suffisamment d’avance et choisissons de grimper. Je vous rappelle qu’on est beaux et forts. De toute manière, traverser le parc national Tongariro sans grimper en haut du mont Tongariro, c’est comme faire le tour du monde sans rencontrer beaucoup de monde. (Oui, je sais, c’est pourri comme comparaison, mais j’ai pas trouvé mieux en quelques secondes).

Une fois là haut, c’est une triple vue, l’une sur cet imposant volcan en haut duquel nous sommes allés tantôt, l’autre sur les vastes plaines néo-zélandaises et la troisième sur le lac bleu/vert qu’on apercevait de loin depuis le mont Ngauruhoe. Petite pause, sandwich, gorgées d’eau, et on repart.

Sommet du mont Tongariro

Sommet du mont Tongariro

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Les paysages continuent de se succéder. D’abord un cratère aux multiples couleurs, appelé Red Crater. Il est vrai que le rouge est dominant, mais il y a également des dégradés d’orange, de vert, de jaune, c’est superbe.

Red Crater

Red Crater

Ensuite nous passons devant trois petits lacs aux couleurs étonnantes. Bleu, vert, jaune, orange, les eaux tranquilles de ses lacs font miroiter les montagnes pour ajouter une touche de surréalisme.

Lacs émeraude

Lacs émeraude

Reflection

Reflection

Oh et après, nous traversons une sorte de paysage desertique, puis descendons un versan aux allures alpines avant de finir dans une forêt luxuriante qui débouche sur l’arrivée.

Sorte de désert

Sorte de désert

Feel the power

Feel the power

Longue descente en douceur

Longue descente en douceur

Nous arrivons enfin, après 7h20 de marche (qui auraient dues être 12h55 d’après le guide), et nous attendons au soleil sur une petite zone d’herbe une navette qui nous amènera au point de départ du trek, là où se trouve notre van.

C’était en somme une des randos les plus magnifiques que j’ai faites dans ma vie, car nous avions énormément de paysages différents, tous plus impressionnants les uns que les autres. Des montagnes, des volcans, dont le Mount Doom, des lacs aux mille couleurs, du desert, de la descente en paysage alpin, de la forêt. Vraiment plein les yeux, mais on a quand même carburé pour pouvoir faire les deux sommets dans le temps imparti, donc également plein les pattes.

Aujourd’hui, j’écris ces lignes, c’est le lendemain du trek, il est 7h30, et bizarrement, je n’ai que des courbatures au cou. Sûrement à cause de mon petit sac à dos, c’est la seule partie que j’ai oublié d’étirer. Je le saurai pour la prochaine fois.

Allez, bécots, et à très vite !

  1. Pouaaaaahhhh ces claques visuelles !!!
    Magnifiques photos ! Superbe article, comme dab !
    Merci Rom de partager ces moments de manière aussi élégante et vivante ! On y est presque !

  2. Trop fat !
    Hâte de randonner avec toi mon poulet !! 🙂

  3. On va avoir du mal à choisir notre prochain voyage avec tout cela ! Superbes images . Bises

  4. génial de revoir ces supers paysage mais pour moi il a bien fallu le temps indiqué (voir un peu plus vu que j’étais la dernière à la navette 😉

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